Vous voulez remplir le pipe, pas écrire une thèse de droit. Pourtant, en prospection email, beaucoup d’équipes marketing se retrouvent dans le même piège : ça envoie, mais personne n’est capable d’expliquer clairement pourquoi c’est OK, où est la preuve, et comment on gère l’opposition.
Résultat : stress à chaque campagne, débats sans fin avec l’IT / le DPO, et parfois une délivrabilité qui se dégrade parce que les destinataires cliquent sur “signalement” au lieu de “désinscription”.
La CNIL rappelle une règle simple sur la prospection par courrier électronique :
Traduction marketing : la conformité en B2B se joue surtout sur le ciblage + l’information + un droit d’opposition béton.
Oubliez les grands principes. Sur le terrain, il faut être capable de démontrer 3 choses :
1) Pourquoi vous contactez (finalité claire)
“Prospection commerciale” est une finalité. Mais “on a récupéré une liste” n’en est pas une. Vous devez pouvoir expliquer : quel produit/service, pour quel type de rôle, pourquoi c’est pertinent.
2) Pourquoi vous êtes légitimes à le faire (selon le cas)
En B2B, la logique habituelle est : message envoyé à une adresse pro, offre en lien avec la fonction, et droit d’opposition simple.
Attention : “adresse pro” ne veut pas dire “n’importe qui dans l’entreprise”. Plus c’est large, plus vous augmentez le risque (et la plainte).
3) Comment la personne s’oppose (facile, immédiat, respecté partout)
Le droit d’opposition doit être simple : un lien de désinscription, un mécanisme clair, et surtout : une prise en compte réelle.
Si quelqu’un se désinscrit et reçoit encore un email deux semaines après via un autre fichier… vous venez de vous fabriquer un problème.
Voici une approche pragmatique en 6 briques. L’objectif : que Marketing reste autonome, mais que l’entreprise soit “carrée” si on vous challenge.
Brique 1 — Cartographiez vos sources de contacts (sinon, vous ne contrôlez rien)
Listez noir sur blanc :
Si vous avez plus de 3 sources, vous avez presque toujours des désinscriptions non synchronisées.
Brique 2 — Standardisez la preuve (minimum viable)
Dans la fiche contact (CRM idéalement), gardez au minimum :
Vous n’avez pas besoin d’un système parfait. Vous avez besoin d’un système retrouvable.
Brique 3 — Définissez des règles d’éligibilité “prospection B2B”
Exemples de règles simples :
Ces règles doivent être compréhensibles en 2 minutes par un marketer. Sinon personne ne les applique.
Brique 4 — Faites de l’opposition une donnée critique (pas un détail)
Décidez une fois pour toutes :
Objectif : une désinscription = zéro relance, quel que soit le fichier d’origine.
Brique 5 — Maîtrisez la pression marketing (ça joue aussi sur la conformité)
Plus vous envoyez “large”, plus vous déclenchez :
Et ça, même sans sanction, ça coûte : délivrabilité en baisse, équipes qui “réparent” au lieu de produire.
Brique 6 — Une gouvernance minimale (Marketing / IT / DPO)
Pas besoin d’un comité mensuel.
Mais il faut :
Si vous appliquez ça, vous passez d’un emailing “au feeling” à un dispositif pilotable, industrialisable, et défendable (et accessoirement plus efficace).
2026 ne sera pas une révolution technologique de l’email marketing B2B. Ce sera la fin des pratiques tolérées et le début d’un email marketing piloté, gouverné et assumé.
Les équipes qui anticipent dès maintenant éviteront les mauvaises surprises demain.
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