2024 : La Révolution Gmail et ses conséquences
pour l'email marketing

 

Nouvelles mesures Gmail à partir de 2024, quel impact pour les routeurs d’emails ?

Google a récemment publié sur son blog un article détaillant les nouvelles mesures de protections appliquées aux boîtes Gmail à partir de février 2024. 15 Milliards de mails indésirables bloqués chaque jour, c’est le bilan avancé par Google pour valoriser ses systèmes de défenses. 

 

Sans grande surprise, les systèmes de défense de Gmail sont dopés à l’IA et, selon les chiffres annoncés par Google, il permettrait de filtrer 99,9% du SPAM, du phishing et des logiciels malveillants. Ce ne sont pas moins de 15 milliards de mails qui se retrouvent bloqués chaque jour par les équipements de filtrage de Gmail.

En 2024, Google ira encore plus loin… Jusqu’en 2023, Google recommandait d’appliquer les bonnes pratiques mais, à partir du mois de février, ce seront des exigences.

 

De la recommandation à l’exigence

 

Il est toujours utile de rappeler quelques bonnes pratiques et, en particulier, lorsque celles-ci deviennent des exigences. Dans son billet, Google met l’accent sur les 3 points suivants :

1 – L’authentification forte des emails en configurant DKIM pour protéger votre domaine du spoofing et du phishing, SPF pour valider que votre domaine est bien autorisé à router des mails par les serveurs qu’il emprunte et DMARC pour définir une politique à appliquer en cas de tentative d’usurpation d’identité. 

2 – Avoir une procédure de désabonnement simplifiée. Le fait d’avoir un lien de désabonnement n’est pas une nouveauté, mais le parcours utilisateur pour faire valoir son droit au désabonnement est parfois semé d’embuches. Les nouvelles règles imposées par Gmail nécessiteront une procédure d’optout “one click“. Les en-têtes de mail “list-unsubscribe“ permettent de répondre à cette exigence.

3 – Ne pas envoyer de messages non sollicités. Ce n’est plus un secret pour personne, envoyer des mails non sollicités va générer du désabonnement, des plaintes et du classement en SPAM. C’est sur ce dernier point que Gmail sera particulièrement regardant car un taux de SPAM supérieur à 0,3% pourra avoir comme conséquence le blocage de vos campagnes.

Alors que Google souligne l’importance de passer de la simple recommandation à des exigences plus strictes en matière d’authentification et de gestion des abonnements, ces principes prennent une dimension encore plus concrète avec l’introduction de politiques spécifiques pour les expéditeurs de volumes variés. C’est particulièrement évident quand on considère la nouvelle distinction que Gmail établira à partir de février 2024, basée sur le volume quotidien d’envois d’emails.

 

5000 messages par jour

 

A partir de février 2024, Gmail va considérer deux type d’expéditeurs en masse. D’une part les routeurs ne dépassant pas 5000 envois quotidiens vers des adresses gmail et, d’autre part, ceux qui dépassent ce seuil de 5000 envois quotidiens.

Dans les deux cas, Google impose une série de règles communes et durcie le ton lorsque le seuil de 5000 messages par jour est dépassé.

Les règles communes :

  • Configuration de l’authentification SPF et DKIM
  • Des enregistrements de DNS inversés valides (enregistrements PTR)
  • Une mise en forme des messages en conformité avec la norme RFC 5322
  • Ne pas usurper l’identité de l’en-tête FROM de gmail
  • Utilisation des en-têtes ARC dans le cas où les messages sont régulièrement transférés
  • Un taux de SPAM en-dessous de 0,3%

Les règles appliquées au-delà de 5000 messages envoyés vers des adresses gmail 

  • Configuration de l’authentification DMARC
  • Le domaine FROM doit correspondre au domaine SPF et/ou DKIM ; nécessaire pour valider l’alignement DMARC
  • Disposer d’une procédure de désabonnement one-click

Dans l’ensemble, Google nous rappelle les bonnes pratiques à appliquer. Il est important de retenir qu’au delà de 5000 messages envoyés par jour vers des adresses gmail, le fait d’avoir configurer un enregistrement DMARC ou de disposer d’une procédure de désabonnement one-click peut être déterminant pour la livraison ou le rejet d’une campagne de mailing.

A retenir également le taux de SPAM qu’il faut continuellement surveiller car un dépassement du seuil de 0.3% va engendrer le rejets de vos mails.

 

SPF, DKIM et DMARC, kézako ?

 

SPF est l’acronyme de Sender Policy Framework. Il s’agit d’une norme de vérification du nom de domaine de l’expéditeur d’un courrier électronique. Un enregistrement SPF est une entrée  DNS de type TXT visant à réduire l’usurpation d’identité en publiant les adresses IP autorisées à relayer des messages provenant du nom de domaine.

DKIM pour DomainKeys Identified Mail est une norme d’authentification du domaine expéditeur. Il s’agit d’une signature cryptographique visant à vérifier l’authenticité du domaine et garantissant l’intégrité du message.

DMARC standardise la façon dont les serveurs destinataires authentifient les messages entrant en utilisant les mécanismes SPF et DKIM. La politique DMARC indique au destinataire quoi faire en cas d’échec des méthodes d’authentification.

 

Chez Activecom, nous sommes prêts ! Cela peut paraître prétentieux mais nous mettons un point d’honneur à nous conformer aux bonnes pratiques de sorte que l’enveloppe du mail Activemailer soit irréprochable et que nos client n’aient qu’à y glisser leurs contenus.

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